Rezension: Éric Anceau (dir.), Nouvelle histoire de France. 100 historiens et historiennes racontent la France
La Nouvelle histoire de France. 100 historiens et historiennes racontent la France, publiée par Éric Anceau, est une tentative de présenter l’histoire de la France dans un seul ouvrage. Une sélection des événements historiques est inévitable, certains résultats des recherches les plus récentes seront pris en compte et on peut également s’attendre à de nouvelles interprétations. Dans ce type d’ouvrage, la préface est importante, car c’est là que l’éditeur présente ses idées, la chronologie et la manière dont les grands événements de l’histoire française sont présentés. Il expliquera sans doute également la structure de l’ouvrage, ainsi que les principes selon lesquels le contenu, c’est-à-dire toute l’histoire de la France, est organisé.
Quand commence l’histoire de la France ? Avec l’arrivée des Celtes il y a 2500 ans, avec le baptême de Clovis en 511, avec la prise du pouvoir par les Capétiens en 987 ? Une autre dimension est celle des événements qui se sont déroulés en France et autour de la France et qui ont marqué l’histoire mondiale : les Lumières, la Révolution française, les guerres napoléoniennes, la colonisation, les guerres mondiales, la fin des empires coloniaux. À cela s’ajoutent les dimensions politiques et religieuses : catholiques et protestants, monarchistes et républicains, laïcs et leurs adversaires, l’opposition entre les groupes de gauche et de droite.
Dès la première page de l’introduction, une autre dimension apparaît, à savoir la perspective actuelle à partir de laquelle l’éditeur, qui a lui-même rédigé plusieurs contributions (comme « Nation »), et les auteurs renommés de cet ouvrage (voir Les cent autrices et auteurs, p. 969-1014) abordent l’histoire française. La liste des auteurs de cet ouvrage est impressionnante, car elle permet de suivre leurs domaines de spécialité et fournit de nouvelles suggestions de lecture utiles.
« Depuis le milieu des années 1970, les « Trente Glorieuses » ont été suivies par les « Cinquante Piteuses », et avec elles, les Français ont sombré dans une crise économique et sociale, ont été confrontés à la crise de l’État, de la République et de la démocratie, et ont connu une accélération rapide des bouleversements liés à la mondialisation, à l’ouverture des frontières, à l’émergence des nouvelles technologies et au changement climatique. Ils ont donc eu, du moins pour la plupart d’entre eux, le sentiment d’être abandonnés, d’avoir perdu leurs repères et d’être culturellement déstabilisés. » (p. 11)
Les contemporains de nombreuses époques ont toujours eu le sentiment que les événements de leur temps accéléraient le cours du temps. Ici, la mondialisation est également mentionnée sous un signe négatif, mais elle n’est pas si nouvelle que cela, elle existait déjà lorsque le commerce était pratiqué à l’échelle mondiale. L’« ouverture des frontières » rappelle le reproche fait à la chancelière Merkel d’avoir ouvert les frontières (ouvertes). Il y a eu de nouvelles technologies à toutes les époques.
Michel Foucault, Jean-François Lyotard, Pierre Nora, Alain Decaux et bien d’autres ont contribué, de manière très différente, à éveiller et à aiguiser la conscience historique. Les turbulences du début du XXIe siècle contribuent à ce que les Français s’interrogent plus que jamais sur leur identité. L’éditeur estime que les Français sont peu aidés dans leur recherche d’une approche compréhensible de leur passé, car l’histoire est sans cesse instrumentalisée à des fins politiques, par exemple à travers les débats sur le colonialisme, Vichy, la guerre d’Algérie ou les initiatives en matière de politique identitaire. Les théories du complot et les cultures mémorielles concurrentes ont rendu difficile un discours historique nuancé. L’objectif de cet ouvrage est de trouver un moyen de présenter une nouvelle vision et une nouvelle interprétation de l’histoire française, qui dépasse les simples attributions scolaires ou les récits simplistes et moralisateurs.
C’est dans ce contexte qu’est né le projet de présenter au public une nouvelle histoire de la France, qui se rapproche autant que possible de la réalité historique. Tout historien s’efforce d’être objectif. On se souvient toujours de Leopold von Ranke, qui a dit un jour vouloir faire de l’histoire « telle qu’elle a réellement été » („wie es gewesen“), comme le cite Wikipédia (1)., mais lorsqu’on relit Ranke, on se rend compte qu’il en va tout autrement : « On a attribué à l’histoire la fonction de juger le passé, d’instruire le monde contemporain pour le bien des générations futures ; la présente tentative ne prétend pas assumer une fonction aussi élevée : elle veut simplement montrer comment les choses se sont réellement passées. » (2) Nous aimerions également citer Karl Mannheim, qui fait référence à la « localisation de la pensée » : K. Mannheim, Ideologie und Utopie (Idéologie et utopie) (1929), expliquant ainsi que toute connaissance est toujours influencée par la situation sociale, le contexte historique et la position sociale de celui qui pense. Éric Anceau procède exactement comme Ranke et Mannheim en exposant dans l’introduction les motivations de son remarquable projet : la situation politique actuelle de la France et les visions de l’histoire qui en découlent et qu’il convient de corriger.
La structure de l’ouvrage est intéressante et claire : le premier titre, « Régimes et violences », traite d’abord des Francs. Il est suivi de 24 chapitres qui retracent les différentes époques de l’histoire française jusqu’à la Ve République. La deuxième partie, « Politiques et spiritualités », propose une autre approche de l’histoire. Elle aborde les concepts, lieux et développements importants de toutes sortes qui ont défini l’histoire française : l’État, Paris, le pouvoir royal, Versailles, la diplomatie, la science, l’école, les migrations, l’économie, les médias, l’islam, la culture mémorielle, pour n’en citer que quelques-uns. La troisième partie, « Espaces et sociétés », se concentre sur des thèmes sociologiques allant de la société féodale aux villes et communes, en passant par la France dans le monde, les intellectuels, le peuple et la nation. La quatrième partie se concentre sur « Patrimoines et identités » et accorde une large place à la culture, aux œuvres, aux événements et aux influences, de l’Antiquité à la gastronomie et au sport, en passant par le paysage, l’architecture, la peinture et le théâtre.
La table des matières montre que cet ouvrage propose en réalité quatre livres dans le cadre d’une structure didactique bien pensée. Tout d’abord, une histoire de la France, complétée par l’explication de termes techniques et de lieux historiques importants. La troisième partie contient la dimension socio-historique, le quatrième livre est consacré à la culture. Avant la fin de chaque chapitre, les termes importants sont expliqués dans des paragraphes séparés : Liste thématico-chronologique des éclairages, p. 963-968 – suivie d’une bibliographie – et cf. la table des matières détaillée, p. 1077-1099 ; cela rend également cet ouvrage très intéressant pour les enseignants, qui peuvent y trouver des inspirations vraiment importantes et très utiles pour leurs cours d’histoire. Ces passages sont particulièrement réussis, car ils permettent d’approfondir des thèmes spécifiques, créant ainsi un lien élégant entre les chapitres et les différents aspects. De cette manière, cet ouvrage constitue également un ouvrage de référence très utile. Un index des noms et des lieux complète cet ouvrage : Pour des raisons d’actualité : Bloch (Marc), 13, 34, 398, 417, 474-476, 639, 641, 948, 952, 953, 963, 970.
En tant que spécialiste en littérature, j’ai découvert de nombreux liens entre l’histoire et la littérature, ce qui m’a également beaucoup intéressé. Ce volume contient de nombreuses idées intéressantes et met bien en évidence les liens entre les différents éléments, grâce à un concept bien conçu qui permet aux différentes contributions de se compléter parfaitement.
Die Nouvelle histoire de France. 100 historiens et historiennes racontent la France herausgegeben von Éric Anceau ist ein Versuch, die Geschichte Frankreichs in einem Werk darzustellen. Eine Auswahl der historischen Ereignisse ist unumgänglich, manche Ergebnisse der neuesten Forschung werden miteinfließen und man darf auch neue Interpretationen erwarten. In solchen Werken ist das Vorwort, in dem der Herausgeber, seine Ideen, die Zeiteinteilungen und die Art und Weise, wie die großen Ereignisse der französischen Geschichte dargestellt werden, vorlegt. Ohne Zweifel wird er auch den Aufbau des Werkes erläutern, wie auch die Prinzipien, mit denen der Stoff, die ganze Geschichte Frankreichs gegliedert wird, vortragen.
Wann fängt die Geschichte Frankreichs an? Mit der Ankunft der Kelten vor 2500 Jahren, mit der Taufe von Clodwig 511, mit der Machtübernahme durch die Kapetinger 987? Eine andere Dimension sind die Ereignisse in und um Frankreich, die die Weltgeschichte geprägt haben: die Aufklärung, die Französischen Revolution, die napoleonischen Kriege, die Kolonisation, die Weltkriege, das Ende der Kolonialreiche. Dazu kommt die politische und religiöse Dimensionen: Katholiken und Protestanten, Monarchisten und Republikaner, Laizisten und ihre Gegner, der Gegensatz zwischen linken und rechten Gruppierungen.
Schon auf der ersten Seite der Einleitung erscheint eine weitere Dimension, nämlich die heutige Perspektive, von der aus der Herausgeber, der selbst einige Beiträge (wie „Nation“) verfasst hat, und namhafte Autoren dieses Bandes (s. Les cent autrices et auteurs, p. 969-1014) die französische Geschichte in den Blick nehmen. Die Liste der Autoren dieses Bandes ist beeindruckend, kann man doch mit ihrer Hilfe die spezillen Gebiete von ihnen nachverfolgen und erhält neue und nützliche Leseanregungen.
„Seit Mitte der 1970er Jahre folgten auf die „Trente Glorieuses“ (die dreißig glorreichen Jahre) die „Cinquante Piteuses“ (die fünfzig elenden Jahre), und mit ihnen versanken die Franzosen in einer wirtschaftlichen und sozialen Krise, sahen sich mit der Krise des Staates, der Republik und der Demokratie konfrontiert und erlebten eine rasante Beschleunigung der Umwälzungen, die durch die Globalisierung, die Öffnung der Grenzen, das Aufkommen neuer Technologien und den Klimawandel miterlebt und hatten daher, zumindest ein Großteil von ihnen, das Gefühl, verlassen zu sein, ihre Orientierung verloren zu haben und kulturell verunsichert zu sein.“ (S. 11)
Die Mitlebenden vieler Epochen haben schon immer das Gefühl gehabt, die Ereignisse ihrer Zeit würden den Zeitablauf beschleunigen. Hier wird auch die Globalisierung unter einem negativen Vorzeichen genannt, so neu ist sie aber nicht, es gab sie schon, weit weltweit Handel getrieben wurde. Die „Öffnung der Grenzen“ erinnert an den Vorwurf, den man Bundeskanzlerin Merkel gemacht hatte, sie hätte die (offenen) Grenzen geöffnet. Neue Technologien gab es in allen Jahrhunderten.
Michel Foucault, Jean-François Lyotard, Pierre Nora, Alain Decaux und viele andere trugen auf ganz unterschiedlichen Wegen dazu bei, das historische Bewusstsein zu wecken und zu schärfen. Die Turbulenzen am Anfang des 21. Jahrhunderts tragen dazu bei, dass die Franzosen sich mehr denn je Fragen zu ihrer Identität stellen. Der Herausgeber meint, die Franzosen würden bei der Suche nach einem verständlichen Umgang mit ihrer Vergangenheit wenig unterstützt, da Geschichte immer wieder politisch instrumentalisiert wird, etwa durch Debatten über Kolonialismus, Vichy, den Algerienkrieg oder identitätspolitische Initiativen. Verschwörungstheorien und konkurrierende Erinnerungskulturen erschwerten einen differenzierten historischen Diskurs. Der Anspruch des vorliegenden Werkes ist es, einen Weg zu finden, eine neue Betrachtung und Interpretation der französischen Geschichte vorzulegen, die einfache Schulzuweisungen oder simple Narrative moralisierender Art überwinden soll.
Aufgrund dieser Ausgangslage entstand das Projekt, dem Publikum eine neue Geschichte Frankreichs vorzulegen, die die Vergangenheit möglichst nah an der historischen Realität betrachtet. Jeder Historiker bemüht sich um Objektivität. Dabei erinnert man sich immer an Leopold von Ranke, der einmal gesagt hat, Geschichte betreiben zu wollen – und wie es auch bei Wikipedia zitiert wird :„…wie es eigentlich gewesen“ (1), liest man aber bei Ranke nach, ergibt sich ein ganz anderes Bild: „Man hat der Historie das Amt, die Vergangenheit zu richten, die Mitwelt zum Nutzen zukünftiger Jahre zu belehren, beigemessen; so hoher Ämter unterwindet sich gegenwärtiger Versuch nicht: er will bloß zeigen, wie es eigentlich gewesen.“ (2) Wir würden gerne auch noch Karl Mannheim zitieren, der auf die „Standortgebundenheit des Denkens“ verweist: K. Mannheim Ideologie und Utopie (1929) und erklärt damit, dass jede Erkenntnis immer von der sozialen Lage, dem historischen Kontext und dem gesellschaftlichen Standort der Denkenden geprägt ist. Éric Anceau geht genauso vor wie Ranke und Mannheim, in dem er hier in der Einleitung die Beweggründe – die aktuelle politische Situation Frankreichs und die damit verbundene Sichtweisen auf die Geschichte, die es zu korrigieren gilt – für sein bemerkenswertes Projekt offenlegt.
Der Aufbau des Werkes ist interessant und einleuchtend gestaltet: Im ersten Titel „Régimes et violences“ wird zuerst über die Franken berichtet. Dann folgen 24 Kapitel, in denen die Epochen der französischen Geschichte bis zur V. Republik referiert werden. Im zweiten Teil „Politiques et spiritualités“ wird ein anderer Zugriff auf die Geschichte angeboten. Es werden wichtige Begriffe, Orte und Entwicklungen jeder Art thematisiert, die die französische Geschichte definiert haben: Staat, Paris, Königliche Macht, Versailles, Diplomatie, Wissenschaft, Schule, Migration, Wirtschaft, Medien, Islam, Erinnerungskultur, um nur eine kleine Auswahl zu nennen. Der dritte Teil „Espaces et sociétés“ konzentriert sich auf soziologische Themen von der Feudalgesellschaft über Städte und Gemeinden bis zu Frankreich in der Welt, Intellektuelle, Volk und Nation. Der vierte Teil konzentriert sich auf „Patrimoines et identités“ und gibt kulturellen, Werken Ereignissen und Einflüssen von der Antike über Landschaft, Architektur, Malerei, Theater bis zur Gastronomie und dem Sport einen breiten Raum.
Das Inhaltsverzeichnis zeigt, dass dieses Werk eigentlich vier Bücher im Rahmen eines gut durchdachten didaktischen Aufbaus anbietet. Zuerst eine Geschichte Frankreichs, die dann mit der Erläuterung von Fachbegriffen und wichtigen historischen Orten ergänzt wird. Der dritte Teil enthält die sozialgeschichtliche Dimension, das vierte Buch gehört der Kultur. Vor dem Ende eines jeden Kapitels werden wichtige Begriff in eigenen Absätzen erläutert: Liste thématico-chronologique des éclairages, S. 963-968 – gefolgt von einer Bibliographie – und vgl. das ausführliche Inhaltsverzeichnis, S. 1077-1099; das macht den Band auch für Lehrer so interessant, die hier wirklich wichtige und sehr nützliche Inspirationen für ihren Geschichtsunterricht finden können. Diese Passagen sind besonders gut gelungen, weil durch sie spezielle Themen vertieft werden, so wird eine elegante Beziehung zwischen den Kapiteln und einzelnen Aspekten hergestellt. Auf diese Weise ist dieses Werk auch ein sehr nützliches Nachschlagewerk. Ein Namen-und Ortsverzeichnis erschließen zusätzlich diesen Band.: Pour des raisons d’actualité: Bloch (Marc), 13, 34, 398, 417, 474-476, 639, 641, 948, 952, 953, 963, 970.
Als Literaturwissenschaftler habe ich viele Bezüge zwischen Geschichte und Literatur entdeckt, komme also auch auf meine Kosten. Es gibt in diesem Band viele interessante Einsichten, gut gelungenes Aufdecken von Zusammenhängen, damit meine ich das gut komponierte Konzept, mit dem sich die einzelnen Beiträge sehr gut ergänzen.
Éric Anceau (dir.)
Nouvelle histoire de France. 100 historiens et historiennes racontent la France
Paris: passés composés 2025
ISBN 979-1-0404-0689-1
1. „Der Historiker hat .. die Aufgabe, aufzuzeigen, „wie es eigentlich gewesen“ ist. Ranke geht es um möglichst große Objektivität bei der Wiedergabe der Geschichte.“ Leopold von Ranke in: Wikipedia URL https://de.wikipedia.org/wiki/Leopold_von_Ranke#cite_ref-16 – aufgerufen am 25.9.2025
2. Leopold Ranke, Geschichten der romanischen und germanischen Völker von 1494–1535, Leipzig 1824, S. VI, in: Oliver Ramonat (Hrsg.), Leopold Ranke. Geschichten der romanischen und germanischen Völker von 1494–1535. Beigebunden: Zur Kritik neuerer Geschichtsschreiber. Mit einer Einleitung und einem Register, Hildesheim 2010.












