Tagung der Groupe der Groupe d’études sartriennes GES in Paris 2020: Call for paper

Le Groupe d’Études Sartriennes (GES) lance son appel pour le colloque annuel qui se tiendra les 19 et 20 juin 2020 à Paris: En Sorbonne, amphithéâtre Milne Edwards, Paris IV, Niveau F.

L’objectif du GES, qui réunit chaque année une soixantaine de spécialistes de Sartre (universitaires ou non) est de soutenir le développement des perspectives nouvelles sur cette oeuvre majeure, de permettre aux enseignants et aux chercheurs de présenter leurs travaux en cours et de promouvoir les études sartriennes à un niveau national et international. Le GES propose aux enseignants et chercheurs débutants ou confirmés de soumettre une proposition de communication scientifique originale portant sur la pensée et les écrits de Sartre (littérature, philosophie, textes politiques), ou dont l’objet (auteur, question) est en relation directe avec ceux-ci.

Zum Herunterladen: > Argumentaire colloque GES 2020

> Groupe d’études sartriennes GES – > Sartre-Gesellschaft, Berlin

Pour l’édition 2020, le GES souhaite encourager deux séries de propositions de communication portant sur la question de l’esthétique sartrienne d’une part, et sur la trilogie Les Chemins de la liberté d’autre part.

Pour autant, ces deux thématiques sont bien des propositions et non des contraintes ; elles laissent ainsi toute latitude aux propositions les plus diverses afin de rendre compte de l’oeuvre de Sartre dans toutes ses dimensions (roman, théâtre, philosophie, essais sur la littérature, réflexion politique) ainsi que de la relation entre cette oeuvre et celle d’autres écrivains et philosophes.

1. Esthétique(s) de Sartre

Si Sartre n’a pas produit de théorie esthétique à proprement parler dans un ouvrage unifié, de très nombreux fragments de son oeuvre témoignent d’un intérêt profond et sans cesse renouvelé pour les questions esthétiques, au croisement de la littérature et des arts plastiques. On dispose de plusieurs ouvrages et articles sur la question, parmi lesquels on mentionnera notamment : Michel Sicard, Sartre et les arts, Obliques nº 24-25 (Nyons, Éditions Borderie, 1981), Heiner Wittman, L’esthétique de Sartre : artistes et intellectuels (Paris, L’Harmattan, 2003), Sophie Astier-Vezon, Sartre et la peinture. Pour une redéfinition de
l’analogon pictural (Paris, L’Harmattan, 2013). Pour autant, l’esthétique reste un champ encore assez peu exploré des études sartriennes. La proposition du Colloque vise à combler cette lacune, en posant la question : une ou plusieurs esthétique(s) chez Sartre ?

« Esthétiques » au pluriel, dans la mesure où l’objet lui-même est pluriel, partagé entre deux régimes esthétiques : les arts visuels (peinture, sculpture, cinéma, urbanisme) et la littérature, passibles de deux grilles d’intelligibilité différentes. Les descriptions sartriennes d’oeuvres visuelles prennent place dans une théorie générale de l’image comme type de conscience intentionnelle. La conclusion de L’Imaginaire (Paris, Gallimard, 1940) esquisse les linéaments d’une phénoménologie de l’objet esthétique comme irréel, qui sera mise en oeuvre par la suite sur des figures précises d’artistes, reprises dans les volumes III, IV et IX des Situations : Tintoret, Giacometti, Calder, Masson, Rebeyrolle, Wols, Lapoujade. La littérature quant à elle est envisagée et valorisée sous l’angle moral et politique comme engagement et praxis de dévoilement (Qu’est-ce que ma littérature ?, 1947), au moyen de « mots chargés comme des pistolets », à rebours de toute attitude de survol.

Un premier axe de ce volet du Colloque consistera alors à se demander s’il existe une unité de l’esthétique sartrienne. La littérature-praxis telle que l’envisage Sartre dans les années 1940 n’est-elle pas un refus de l’esthétisation du réel, tombant du même coup en dehors du domaine de l’esthétique, confiné à l’irréel ? Le modèle sartrien de l’engagement de l’écrivain ne conduit-il pas à dévoyer le champ de l’esthétique ?

En effet, ni le fait pictural, ni le fait littéraire ne semblent envisagés dans leur autonomie proprement esthétique, puisqu’ils renvoient à des modes d’intelligibilité plus larges : la conscience imageante et irréalisante d’une part, la praxis engagée et située d’autre part. Dès lors, l’esthétique sartrienne ne court-elle pas le risque d’être deux fois dissoute par chacun des deux modèles, l’image et la praxis ? Ou au contraire, ces deux grilles d’intelligibilité ne sont-elles pas l’occasion d’une reformulation et d’un enrichissement de la question esthétique, et de son autonomie éventuelle ? D’où la question également de la place de Sartre au sein du modernisme esthétique : en ouvrant le fait esthétique sur ses dehors – le monde des images au sens lare, le monde socio-historique de la praxis – Sartre ne tord-il pas le cou à l’exigence princeps du modernisme consacrant l’autonomie du médium artistique ? À travers cette question, s’ouvre la possibilité d’actualiser l’esthétique sartrienne en la faisant dialoguer avec des courants postérieurs au modernisme : par exemple, les Visual Studies, à travers les travaux de W. J. T. Mitchell, ou les réflexions de Fredric Jameson sur le postmodernisme.

Un deuxième axe de réflexion, dans le droit fil du premier, consistera à se demander dans quelle mesure l’épreuve du marxisme à partir des années 1950 ne vient-elle pas effriter la dichotomie instaurée par Sartre entre les deux modèles de l’engagement et de l’imaginaire, relançant à nouveaux frais la question d’une cohérence de l’esthétique sartrienne : dans quelle mesure le matérialisme historique est-il à même de fournir cette cohérence ? La question est ainsi ouverte de savoir quelle place occupe l’esthétique de Sartre au sein du « marxisme occidental » qui, depuis Lukács, met l’esthétique au coeur de ses préoccupations. La discussion entre Sartre et ses interlocuteurs de L’Institut Gramsci qui suit sa conférence de 1961, « Marxisme et subjectivité », peut notamment constituer un fil conducteur à cette question (cf. J.-P. Sartre, Qu’est-ce que la subjectivité ?, Paris, Les Prairies Ordinaires, 2013).
Quel rôle l’esthétique sartrienne accorde-t-elle par ailleurs aux « disciplines auxiliaires » (sociologie, histoire, anthropologie, psychanalyse, etc.) convoquées dans Questions de méthode ? On pourra se demander ainsi quelles sont les spécificités herméneutiques de la méthode progressive-régressive, dès lors qu’il s’agit de ressaisir une vie d’écrivain (Flaubert) ou de peintre (Tintoret), aux prises avec leur époque respective. Plus précisément, ce deuxième axe de réflexion fera la part belle à L’Idiot de la famille, dans la mesure où la praxis d’écrivain de Flaubert est ressaisie au prisme de l’imaginaire collectif de toute une classe, de toute une époque. Dans la mesure également où Sartre propose une redéfinition de l’oeuvre d’art au sens large comme « centre permanent, réel et reconnu d’irréalisation » (L’Idiot de la famille, t. I. Paris, Gallimard, 1971, p. 786), Sartre fait ainsi droit à la matérialité pratico-inerte de l’oeuvre en tant que produit social et marchandise, cette matérialité constituant le support des actes d’irréalisation que le créateur, comme le spectateur, accomplissent à l’endroit de l’oeuvre. Une telle redéfinition matérialiste de l’oeuvre constitue-t-elle un fil conducteur pertinent à l’esthétique sartrienne, soucieuse d’éviter le
piège de l’esthétisation du réel ?

2. Les Chemins de la liberté
Soixante-quinze ans après la parution du premier de ses trois volumes, L’Age de raison, le cycle romanesque des Chemins de la liberté apparaît trop souvent comme le mal-aimé de l’oeuvre littéraire de Sartre et comme le parent pauvre des études sartriennes, loin derrière l’intérêt suscité par La Nausée ou encore Les Mots. Il semble donc pertinent de se pencher de nouveau sur une oeuvre majeure, à la fois pour s’interroger sur ce statut négatif, afin de le comprendre et de le dépasser, et pour rendre toute sa place à un projet romanesque d’ampleur, le plus ambitieux de cette oeuvre, et que Sartre avait en tête dès le début des années trente lorsqu’il échafaudait son programme littéraire : d’abord le « factum » sur la contingence – ce serait La Nausée, paru en 1938 -, puis les nouvelles – Le Mur, paru en 1939, et enfin ce que Sartre a toujours désigné comme « le roman ».
S’il est ainsi intéressant d’observer que Les Chemins de la liberté relève de la volonté clairement affichée de se saisir de toutes les possibilités du genre romanesque en créant une véritable fresque nourrie de personnages multiples, cette ambition doit être mise en relation avec l’inachèvement du cycle et, plus encore, le fait qu’il marque la fin de l’écriture romanesque chez Sartre. Il sera donc fécond de s’interroger non seulement sur la relation entre cette oeuvre et la critique littéraire poursuivie par Sartre à la même époque, particulièrement sa réflexion sur l’art et les techniques romanesques (les articles réunis dans Situations I., notamment les textes sur Mauriac, Camus, Faulkner, Dos Passos…) mais également sur le lien entre les innovations formelles mises en oeuvre dans les trois romans et les réflexions déjà présentes dans les Conférences du Havre sur le roman données par Sartre durant l’hiver 1932-1933 et publiées en 2012 par la revue Études sartriennes.

De même, s’agissant d’une oeuvre rédigée durant les années charnières qui voient Sartre écrire certaines de ses oeuvres les plus marquantes, tous genres confondus (des Carnets de la drôle de guerre à L’Être et le néant en passant par Huis clos et Les Mouches), il sera possible de reprendre la question maintes fois posée de la relation, chez Sartre, entre les idées et la fiction, le roman et la philosophie, mais aussi de considérer l’influence de l’écriture théâtrale sur l’écriture romanesque. Enfin, parce qu’elle rend compte d’une réflexion nouvelle sur l’Histoire et la dimension collective de la liberté, parce qu’elle s’écrit – et s’inscrit – durant les années cruciales qui vont de la drôle de guerre aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale (le troisième volume, Le Sursis, est publié en
1949, peu de temps après l’interruption de l’écriture des Cahiers pour une morale), cette oeuvre occupe, à l’évidence, une place elle-même centrale, et qu’il importe de mieux définir, dans l’évolution philosophique, morale et politique de Sartre.
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Les communications, généralement présentées en français, peuvent également l’être en anglais. Dans ce cas, il sera demandé à l’orateur de fournir, à l’avance, un résumé en français à destination des auditeurs du colloque. Les propositions de communication, qui doivent comporter un titre et un résumé en un paragraphe, sont à faire parvenir aux secrétaires du GES pour le 10 février 2020. Les communications ne devront pas excéder 30 minutes.

Prière de faire parvenir vos propositions de communication aux deux secrétaires, en les adressant à l’adresse électronique personnelle de chacun d’eux, et non à l’adresse du GES.

Président du GES :
Michel Contat > contat.michel@wanadoo.fr

Secrétariat du GES :
Alexis Chabot > alexis.chabot@orange.fr
Hervé Oulc’hen > oulchenherve@gmail

Lehrerfortbildung in Rheinland-Pfalz: Interkulturelles Lernen ganz aktuell im Französischunterricht

Lehrerfortbildung:

Montag, 21.10.2019 09.30 –16.30 Uhr
Veranstaltungsnummer: 19160Fr008

> Interkulturelles Lernen ganz aktuell im Französischunterricht – Website des Pädagogischen Landesinstituts
Pädagogisches Landesinstitut Rheinland-Pfalz
Steinkaut 35, 5543 Bad Kreuznach

23.09.2019 > Anmeldung

Dozent: Dr. Heiner Wittmann
Ansprechpartnerin Sabine.Paffenholz@pl.rlp.de
> Fremdsprachen: Aktuelle Fort-und Weiterbildungsveranstaltungen Februar bis Juni 2019 – S. 13

Die Neuen Medien bieten dem Französischunterricht spannende Perspektiven für Aufbereitung aktueller Inhalte und die Motivation der Schüler/innen. Die unmittelbare Beobachtung aktueller Ereignisse und Themen im Bereich der Deutsch-französischen Beziehungen vermittelt einen neuen Zugang zu der Frage, warum Französisch gelernt werden soll.
Dieses Atelier erläutert nach einem Impulsvortrag des Referenten unterschiedliche Ansätze und aktuelle Themen, wie Inhalte im Unterricht passend zu den Erforderungen, die aus dem Lehrplan ergeben, eingebracht werden können. Anhand aktueller Inhalte des Frankeich-Blogs werden wir zusammen Unterrichtsentwürfe skizzieren. Dabei werden Strategien berücksichtigt, wie Schülerinnen und Schüler an selbständiges und eigenverantwortliches Arbeiten herangeführt werden. Ist ihnen die Arbeit mit Inhalten dieses Blogs vertraut, könnten sie auch im Rahmen einer Projektarbeit diese Fähigkeiten gemeinsam mit ihrer Austauschklasse in Frankreich anwenden und erweitern.
Bringen Sie -wenn möglich – bitte einen Laptop für einen Internetzugang zur Veranstaltung mit.

Dr. Heiner Wittmann ist Experte für den Bereich Interkulturelles Lernen/Civilisation française. Seit 2007 betreibt er den Blog > www.france-blog.info zu den deutsch-französischen Beziehungen, der französischen Literatur, Politik und Geschichte. Seit 2008 veröffentlichte er 160 Filme, Interviews und Gespräche mit Autoren, Politikern und Wissenschaftler

Neu: Heidi Beutin u.a. (Hrsg.), Zu sagen was ist, bleibt die revolutionärste Tat“. Revolutionen und Rebellionen im 20. Jahrhundert

H.W: “Unsere Arbeit besteht darin, die realen Probleme der Arbeiterklasse deutlich zu machen.” Jean-Paul Sartre, der Intellektuelle und die Arbeiter, in: (S. 315-336.):
Sammlung kritisches wissen – Band 83
Heidi Beutin, Wolfgang Beutin, Heinrich Bleicher-Nagelsmann, Herbert Schmidt, Claudia Wörmann-Adam (Hg.)
> „Zu sagen was ist, bleibt die revolutionärste Tat“.
Revolutionen und Rebellionen im 20. Jahrhundert

Mit Beiträgen von Gerhard Engel, Heinrich Bleicher-Nagelsmann, Jost Hermand, Hans-Ernst Böttcher, Wolfgang Uellenberg-van Dawen, Wolfgang Beutin, Heidi Beutin, Alexander Bahar, Johann Dvorák, Olaf Walther, Grazyna Barbara Szewczyk, Thomas Voß, Gabriele Loges, > Heiner Wittmann, Welf Schröter, Claudia Wörmann-Adam, Herbert Schmid
Mössingen, Talheimer-Verlag 2019, 379 Seiten.,
ISBN 978-3-89376-184-5

„Für uns […], die zum Hundertjährigen die wirklichen Errungenschaften der Revolution herausstellen wollten, war wichtig, auch zu sehen, was sich inzwischen an der Beurteilung und Einschätzung der Revolution verändert hat. Dies nicht nur im deutschen Kontext, der sich ja auch durch die Vereinigung von BRD und DDR verändert hat, sondern auch an europäischen Entwicklungen. Nicht nur im Vergleich zum Zeitpunkt 1918/19 wie in Österreich, sondern auch am Beispiel der 68er Bewegung in Frankreich, der Tauwetterperiode von 1956/57 in Polen und dem Aufbruch durch Solidarnosc 1980. Einen Blick auf einen anderen Kontinent bietet der Vortrag ‚Verlorene Liebe‘ von Claudia Wörmann-Adam über die sandinistische Revolution in Nicaragua. Sie war für viele westdeutsche Linke ein leuchtendes Beispiel für eine gelungene Revolution. Doch hier ist inzwischen Ernüchterung eingetreten. Nicht nur in großen Teilen der nicaraguanischen Bevölkerung, sondern auch bei einstigen Revolutionären wie Gioconda Belli, Sergio Ramirez und Ernesto Cardenal.“ (Aus dem Vorwort)

Inhaltsverzeichnis

 

Heidi Beutin, Wolfgang Beutin, Heinrich Bleicher-Nagelsmann, Herbert Schmidt, Claudia Wörmann-Adam
„Zu sagen was ist, bleibt die revolutionärste Tat“. Vorwort

Gerhard Engel
Die Revolution 1918/1919 im deutschen Geschichtsbild

Heinrich Bleicher-Nagelsmann
„Sie hatten es sich anders vorgestellt“. Alfred Döblins Erzählwerk November 1918

Jost Hermand
Expressionismus als Revolution

Hans-Ernst Böttcher
Von der Novemberrevolution zur Weimarer (Reichs-) Verfassung

Wolfgang Uellenberg-van Dawen
Rätedemokratie oder Mitbestimmung. Arbeiterbewegung in der Novemberrevolution 1918

Wolfgang Beutin
Sie wird „ewig mit goldenen Lettern in dem Buch der Menschheitsgeschichte leuchten“

Heidi Beutin
„Der bis dahin größte Schritt voran“. Frauen in der Novemberrevolution

Alexander Bahar
Der Kronstädter Aufstand

Johann Dvorák
Österreichische Revolution 1918 in den Schriften von Karl Kraus und Robert Musil

Olaf Walther
„In unsern Händen liegt das neue Werden“. Carl von Ossietzky (1889–1938) und die Novemberrevolution

Grazyna Barbara Szewczyk
Die polnische Kultur der „Tauwetterperiode“ 1956/57

Thomas Voß
Solidaritätsstreik erkämpft freie Gewerkschaft. Der Aufbruch der Solidarnosc 1980

Gabriele Loges
„Man wird nicht als Frau geboren, man wird es“. Simone de Beauvoir und „Das andere Geschlecht“ – Gleichberechtigung als langer Weg

Heiner Wittmann
„Unsere Arbeit besteht darin, die realen Probleme der Arbeiterklasse deutlich zu machen“. Jean-Paul Sartre, der Intellektuelle, und die Arbeiter

Welf Schröter
„Die Frage der Vermittlung von Fern-Ziel und Nah-Ziel“. Die Bedeutung der Bloch’schen Philosophie für Rudi Dutschke

Claudia Wörmann-Adam
Verlorene Liebe. Gioconda Belli, Ernesto Cardenal & Sergio Ramírez über die nicaraguanische Revolution und deren verratene Ideale

 

 

Dominique Kalifa: Paris. Une histoire érotique d’Offenbach aux Sixties

Diese Buch ist uns auf dem Stand von Payot bei der > Frankfurter Buchmesse 2018 aufgefallen: Dominique Kalifa hat einen gelungenen Reiseführer der besonderen Art verfasst: > Paris. Une histoire érotique d’Offenbach aux Sixties oder stimmt es, dass Paris die Hauptstadt der Liebe ist? U4: “La ville la plus sensuelle de la planète a un nom, et c’est Paris.” Kailifa lebt in Paris seit fast 60 Jahren und berichtet in diesem Buch über den “esprit” érotique der Hauptstadt.

Besonders interessant, neben dem eigentlichen Thema dieses Buches, ist sein historischer und literarischer Rahmen von Jacques Offenbach mit La Vie parisiennne, 250 Mal von November bis Juli 1867 aufgeführt bis zum Aufbruch der 60er Jahre. Kalifa beginnt mit den Romanen von Balzac, die auch eine Art Soziologie der Liebe in Paris enthalten: “Conquérir Paris, c’est conquérir ses femmes.” S. 23 Und so gehts los:

2. Premières rencontres. Wieder gibt es viele Belege aus der Literatur und eine kleine Anweisung, wie das funktioniert: Se rencontrer dans la rue, S. 44 ff. : Baudelaire, A une passante: “La rue assourdissante autour de moi hurlait…”, S. 51 oder “Le bal ou la ‘chasse au mari'”, S. 57 ff., le jardin public oder gar in Métro, Rencontres surréalistes sind auch mit dabei. Oder “Suivre une femme”… S. 86 ff.

Einmal gesehen. Ein weiteres Treffen: “Se voir se revoir”, S. 93 ff. Das vierte Kapitel: “Same Sex in Paris”, enthält wiederum viele Hinweise auf Schriftsteller und ihre Bücher und 5. Asile de l’adultère. S. 169 ff. mit einem historischen Abriss. Zwei Kapitel, eins über die käufliche Liebe und ein letztes “Se quitter” runden dieses Buch ab.

Das ist doch was dran. Paris als die Hauptstadt der Liebe, obwohl kaum eine andere Stadt dahinter wirklich zurücksteht. Aber Paris hat dafür wirklich ein besonderes Flair. Aber dieses Buch sticht vor durch seine ausführlichen Anmerkungen, Hinweise und Erinnerungen auf die Literatur. Natürlich sind Romane und Gedichte  von jeher mit der Liebe eng verbunden, aber in Paris wird ein erotischer Führer eben auch zu einem Literaturführer oder zu einem Führer durch die Geschichte. Man braucht ja nur an Camille Desmoulins zu denken, der Lucile, als sie erst 15 ist, zum ersten Mal im Luxemburggarten begegnet. > Auf nach Paris.

Dominique Kalifa
> Paris. Une histoire érotique, d’Offenbach aux Sixties
Paris : Payot 2018
9782228922098

Eine Art Sitemap von www.romanistik.info

Rezension: Jean-Noël Jeanneney, Le Moment Macron. Un président et l’Histoire

french german 

www.romanistik.info im neuen Gewand

Mehr als 12 Jahre für eine Website sind genug. Aber das einst gewählte Motto gilt immer noch für diese Website. In diesem Monat hat www.romanistik.info ein neues Gewand bekommen: als Website und Blog. Die alten Inhalte haben wir übernommen, auch wenn hier und da mal einige Links in dieser schnelllebigen Internet-Zeit veraltet sein sollten. Die Schwerpunkte von www.romanistik.info liegen auf der Literaturwissenschaft, den Neuen Medien, Web 2.0 in der Hochschule, den Rezensionen und unseren Veröffentlichungen. Jetzt gibt es auch eine Suchfunktion zu allen Inhalten auf dieser Website.

Albert Camus. Kunst und Moral Sartre und die Kunst L'esthétique de Sartre Neu erschienen

N.B. Noch stimmen nicht alle Links auf dieser neuen Website.

> Wir Copyright-Zombies helfen den Autoren und den Lesern – 13. April 2016
> Digital Humanities / eHumanities – 5. Februar 2016
> Der Erkenntniswert der digitalen Literatur – 12. Dezember 2014
> Romanistik 2.0. – Das Mitmach-Internet und die Wissenschaft – 6. Oktober 2014
> Literatur und Internet oder la littérature numérique. Bibliographie et sitographie – 5.3.2014
> Web 2.0 im Fremdsprachenunterricht 5.10.2012
> Die digitale Welt – Gibt es bald keine Bücher mehr? – 4. September 2012
> Der Einfluss der digitalen Welt auf unsere Gesellschaften – 12. September 2012
> Bibliotheken und Datenbanken im Internet – 12. August 2012
> Web 2.0 in der Hochschule: Geschäftsmodelle konzipieren – 6. Oktober 2009

Un voyage au Maroc (II) Fès

Un voyage au Maroc


Université Sidi Mohamed Ben Abdellah
Faculté des Lettres des Sciences Humaines
UFR. DESA: ‘interprétation, Compréhension et Traduction en philosophie, littérature et théologie’.
UFR. Doctorat: ‘Herméneutique en philosophie, littérature et Théologie’.
Dhar Mehraz, Fès, Maroc

Université Sidi Mohamed Ben Abdellah
Der Königsplast in Fès Der Eingang zur Medina
Medina Die Medina – Bild im Atelier von
Hassan Jamil
Das Atelier von Hassan Jamil in der Medina
In der Medina von Fès
Auf nach Volubilis

Deise Quintiliano

>Deise Quintiliano
>
Filmosofia no Cinema Nacional Contemporâneo
Folio Digital
Editora Letra e Imagem
Verlag Letra e Imagem Editora e Produções LTDA, 2014
ISBN: 8561012374, 9788561012373

Cover: “Entre o final dos anos 1990 e início dos anos 2000, o cinema brasileiro passou por uma importante retomada. Com novos mecanismos de apoio à produção, incentivos fiscais e o surgimento de novas produtoras, pouco a pouco, a produção nacional ganhou espaço nas salas de exibição brasileiras, alcançou um novo patamar de qualidade e conquistou a confiança dos espectadores. Apoiada no conceito de Filmosofia – que, segundo o pesquisador inglês Daniel Frampton, é um ‘manifesto em favor de uma nova maneira radical de compreensão do cinema’ -, Deise Quintiliano se dedica, com bastante competência, neste livro, ao estabelecimento de relações dialógicas entre os signos que vemos projetados no telão, atuando como um pensamento independente, afinal, o cinema pensa, a câmera… também! O livro traça uma diretriz difícil, laboriosa e original, com o objetivo de extrair de dois filmes brasileiros contemporâneos uma criatividade investigativa, com claro apelo ora não mais à hermenêutica, à interpretação, mas à semiologia, à construção conjunta de imagens que também falam.”


Deise Quintliano, Paula Schild Mascarenhas,
Sartre em dois atos: As Moscas e O Diabo e o Bom Deus
ISBN: 978-85-61593-30-8 Coedição: DP et Alii / Faperj

Com a publicação da obra de Sartre em dois atos: As Moscas e O Diabo e o Bom Deus, Deise Quintiliano cumpre com competência a promessa de encerrar sua trilogia sartriana pelo teatro. Tal qual uma detetive, perscruta a pista do que poderíamos denominar a finalidade ou intenção eventual de As Moscas. Nesse sentido, nenhum detalhe insólito, bizarro, inesperado do texto passa despercebido à vigilância atenta da autora e à sua gnose elucidativa. A segunda parte do livro concentra-se numa das últimas peças de Sartre, O Diabo e o Bom Deus. Se a abordagem de Deise Quintiliano é semiológica, a de Paula Mascarenhas é diretamente sintética e filosófica: O que representa a ação utilizada por Sartre em seu teatro? Há uma evolução notória do percurso de Goetz, herói de O Diabo e o Bom Deus, com relação ao de Orestes em As Moscas? Paula Mascarenhas aborda com lucidez e firmeza essas questões, ancoradas em seu conhecimento perfeito do contexto bibliográfico dos grandes comentadores do teatro sartriano.  Pierre Verstraeten

Autoras: Deise Quintiliano: Doutora em Letras Neolatinas pela UFRJ/EHESS de Paris. Pós-doutora pelo PPGL da UFRGS. Professora de Letras Francesas, na UERJ. Lançou os livros Sartre: Philia e Autobiografia (2005); Engenho e Arte: Pós-Modernidade e relatividade em Sartre (2007). Paula Schild Mascarenhas. Mestre e doutoranda em Letras pela UFRGS; professora de língua e literatura francesa na UFPel . Tem experiência na área de Letras, com ênfase em Língua e Literatura Francesa, atuando principalmente nos seguintes temas: literatura francesa, literatura engajada, teatro de Sartre.

Deise QuintilianoSartre: phílía e autobiografia
184p. – 14 x 21 cm – 2005
DP&A editora – Rua Joaquim Silva, 98 – 2º andar – Lapa
CEP 20.241-110 – RIO DE JANEIRO – RJ – BRASIL
ISBN: 85-7490-353-1    > kaufen
Avant-propos
Compte-rendu = Traduction

Cerisy-la-Salle: Deise Quintiliano
Sartre : Des incompatibilités électives

No dia 12 de janeiro de 2010, teve início o I Simpósio Internacional de Estudos Estéticos: “Transbordamentos da Estética Contemporânea“. O evento, que consolidou o Convênio de Cooperação Internacional entre o Instituto de Letras da UERJ e a UFR de Sociologia, Literatura e História da Universidade de Paris 8, aconteceu até o dia 14 do mesmo mês.

I Simpósio Internacional de Estudos Estéticos: “Transbordamentos da Estética Contemporânea – www. fabula.org

François Noudelman – Blog

Les photos du colloque

“Interview accordée à l’Assemblée Législative de Rio de Janeiro sur
le Centenaire de la naissance de Simone de Beauvoir”



Vida & Arte

ENTREVISTA
Legado do inconformismo

Em entrevista ao O POVO por e-mail, a pesquisadora Deise Quintiliano
Pereira fala sobre a importância dos escritos de Simone de Beauvoir para a história do pensamento do século XX

Deise Quintiliano
Engenho e arte:
pós-modernidade e relatividade em Sartre
  editora 7letras] à paraître / in Vorbereitung

A presença de Jean-Paul Sartre junto à intelectualidade brasileira foi intensa e contemporânea, abrindo
espaços novos – em especial nos anos ´60 do século passado – para um pensamento radical e militante, embora não marxista. A postura de absoluta militância e participação social e política apregoada pelo filósofo francês e, simultaneamente, sua desconfiança para com todas as formas de opressão, o tornaram um símbolo da própria liberdade. Uma liberdade torturante, avassaladora, muito mais um fardo – quiçá uma maldição do homem – do que a condição morna e instrumental da liberdade no liberalismo clássico. Também a postura frente às religiões e a questão da salvação do

“No poeta e no escritor medra a vigília permanente do artista. Na percepção de seus objetos, mundos e construções, olhares enviesados entrecruzam a arenosa argila da estética, num ritual iniciático em que o demiurgo cria,
transforma, reorganiza seu tesouro. É a língua dos anjos falada na terra dos homens;
o mercúrio dos filósofos que torna possível a convergência, por vezes harmoniosa, do
prosador, do romancista, do profeta, que se aventuram nas sendas do seu furtivo desejo de co-criação. É a circulação de saberes lucubrada pela modernidade que passeia pela história da humanidade para fincar seus pés no olho-cérebro, capaz de perceber novos jogos dinâmicos e lúdicos que redefinem o modo como a arte relê a arte.”

Homem punham-no na condição de senhor de um pensamento rigoroso, duro, sem concessões ou nichos escuros: tudo residia no homem, na imperiosidade da sua decisão… Além disso, num momento onde ocorria, de um lado, a refundação freudiana da clínica – com Lacan – e de outro, de crítica à clínica – com o despontar da anti-psiquiatria de Th. Zasz ou os primeiros textos sobre as relações entre clínica e poder, de M. Foucault – Sartre abria espaços para pensar a “escolha” como manifestação fenomenológica da “falta-a-ser”, repudiando assim o biologismo e o naturalismo decorrente da busca em fundar “cientificamente”– portanto distante da filosofia – a prática psicanalítica.
Contudo, todas estas incursões na compreensão da condição humana não bastaram para Sartre. Foi necessária, ainda, a construção da forma literária como ferramenta de expressão. Não só o texto filosófico assume a importância literária, como ainda os literatos – com Gustave Flaubert à frente – visitam o debate filosófico sobre a condição existencial. Tal acoplagem permitiria com grande impacto para o público brasileiro – mesmo aquele público apenas curioso – um contato mais íntimo com a obra sartriana. Mas, os anos ´70 – com os últimos sinais da hegemonia do marxismo estruturalista, palavroso e estéril de L. Althusser – afastarão toda uma geração da obra de Sartre. A crise do marxismo, a partir dos anos ´80, não será mais generosa. Outros estruturalismos e, além
disso, o imperialismo da crítica literária vivida no texto e para o texto, afastavam longamente Sartre do debate acadêmico brasileiro.A riqueza da iniciativa de Deise Quintiliano, primeiro na organização do Colóquio Internacional, realizado em 2005, na UERJ, na celebração do centenário de nascimento nascimento do escritor e agora na edição deste livro, marca o retorno a uma das mais importantes, e ricas, matrizes do pensamento no século XX para o centro do debate sobre a condição do homem na universidade brasileira. Nos três ensaios que compõem este livro, Deise Quintiliano nos brinda com uma visão contemporânea da idéia de transdisciplinaridade, produzindo um diálogo fértil entre diversas áreas do conhecimento, como a Teoria Literária, a Estética e a Física. A autora exerce o seu poder de análise sem, entretanto, arrogar-se o papel de um “scholar” clássico. Em cada texto, mais do que esgotar academicamente o tema proposto, Deise nos convida a uma aventura onde o pensamento alarga as suas possíveis fronteiras, demonstrando a sua pujança diante do impensado. É o que se percebe, por exemplo, no ensaio intitulado A Eternidade e um dia, no qual a relatividade einsteiniana serve de instrumento para o exame dos textos literários de Garcia Márquez e de Jean-Paul Sartre. Parafraseando o grande físico Isaac Newton, parte do mérito deste livro reside no fato de a autora “apoiar-se nos ombros de gigantes”para deslindar um novo e desconhecido horizonte, cuja linha tornou-
se o limite a ser ultrapassado.

O conjunto dos trabalhos aqui publicados, abraçando praticamente todos os variados domínios visitados por Sartre, atualiza, reinterpreta e recentra o pensamento
sartriano no alvorecer do século XXI. FRANCISCO CARLOS TEIXEIRA DA SILVA
Professor Titular de História Moderna e Contemporânea da UFRJ


Pensamentos Instigantes. Filosofia, Arte et Ciência
Palestrante: Deise Quintiliano: Voltaire e a Dramaturgia . 25 de Julho – 18h30


Jornada Internacional do Extremo Contemporâneo Literário Convidado: Prof. Dr. Paolo Tamassia (Universidade de Trento – Itália)
Coordenaçao geral: Profa. Dra. Deise Qintilano Pereira – INSTITUTO DE LETRAS

Programmaçao Geral
Data 22/112006 (quarta-feira)

Local: RAV 112 – 11° andar Instituto de Letras

9:00 – Mesa 1:

Conferencia: “Sogetto, senso et récit nel romanzo dell’estremo contemporaneo”
Prof. Dra. Deise Quintiliano (IL)
Profa. Dra. Maria Franca Zuccarello (IL)

18:30 – Mesa 2
Conferencia: “Sujet et récit dans el roman de l’extrême contemproain”
Prof. Dra. Deise Quintiliano (IL)
Prof Dr. Geralso Pontes Jr. (IL)


Monah Delacy e Deise Quintiliano discutem sobre Sartre e o teatro O teatro engajado do escritor e filósofo francês Jean-Paul Sartre estará no centro do próximo debate do programa Pensamentos Instigantes — Filosofia e Arte, do Centro Cultural Banco do Brasil, que acontece no dia 26 de julho, a partir das 18h30, com a presença da pesquisadora e escritora Deise Quintiliano e da atriz e também escritora Monah Delacy. A mediação do debate é do psicólogo e arteterapeuta Claudio Bergamo, curador do programa. Mehr…


/quintiliano-sartre.html#saopaulo”>4.-9. Oktober 2005 Sao Paulo | Jornada Sartriana : 16.November 2004 |

Colóquio Internacional
Jean-Paul Sartre:  100 anos –
Rio-de-Janeiro UERJ/BRASIL
22 a 24 de novembro de 2005

Le programme
Le programme (version française)

Mittlerweile sind die Akten dieser Tagung >
auf CD erschienen: ISBN: 85-86392-16-2

 Renseignements: deisequintiliano@uol.com.br


Sartre - Sao Paulo Sartre – As Razoes da liberdade        DOWNLOAD
4 a 9 d’outubroSao Paulo
Conjunto de eventos em homenagem ao centenário do filósofo,
escritor e dramaturgo Jean-Paul Sartre, apresentando
um ciclo de palestras, leituras e filmes.
Curadoria: Clarisse Fukelman –     CCBB Sao Paulo
07/10 – SEXTA
História de época: amigos, cúmplices e seguidores
Deise Quintiliano – UERJ/GES
Julio Cabrera – UnB
Paulo Arantes – USP

Sartre – As Razoes da Liberdade – BSB    DOWNLOAD
Séminarió, Leitura de Peças, Monólogo, Ciclo de films,     Lançamento di livro – 20 a 30 de setembroBrasília
Abertura: Homenagem a Gerd Bornheim
20/09 – TERÇA
Palavras de Sartre: modos de sobrevivência
Bento Prado Jr. – UFSCAR
Deise Quintiliano – UERJ/GES

FESTIVAL DE DANÇA DE ARARAQUARA – 5ª Edição
  De 04 à 11 de Setembro       DOWNLOAD
Table ronde de clôture:
Dia 23 4ª Mesa: “Sartre e a Literatura”
19h – Prof.ª Dr.ª Deise Quintiliano

Mesa redonda: Instituto da Letras da UFF, Rio de Janeiro
mit Profª. Drª. Deise Quintiliano Pereira
1. September 2005, 16.00 Uhr –
 Website des Frz. Konsulats             DOWNLOAD

Programa do Seminário Sartre FICÇÃO & FILOSOFIA
23 a 26 de agosto de 2005
    Organização Flora Süssekind e Izabel Aleixo Cursos
Rua São Clemente, 134 , 22260-000 – Botafogo – RJ


Deise Quintiliano : Sartre : philia e (auto)biografia

Compte-rendu     Deise Quintiliano

Avant-propos

(…) Dans les études sartriennes, on voit se dessiner depuis quelques années une tendance à contrecarrer la doxa qui fait de l’auteur de Huis clos le théoricien du rapport infernal avec autrui. En France, un lycéen de terminale doit pouvoir, au seul nom de Sartre, débiter comme un automate l’idée que le conflit est la relation première avec l’autre, que le regard est affrontement de consciences nécessairement antagonistes et que, comme l’a écrit Hegel, repris en épigraphe par Simone de Beauvoir dans L’Invitée, « chaque conscience poursuit la mort de l’autre ». Contre cette simplification qui a fini par réduire « l’enfer c’est les autres », la phrase la plus célèbre de Sartre, à une sorte de slogan publicitaire résumant sa pensée, des philosophes, comme le Suisse Yvan Salzmann, ont tenté de redresser cette image « négative » en mettant l’accent sur « l’éthique de la bienveillance » qu’il est possible de tirer de l’œuvre sartrienne. La réalité du monde, aujourd’hui peut-être plus que jamais dans l’histoire, tendrait plutôt à confirmer la vision tragique de Sartre exposée dans la Critique de la raison dialectique : le conflit est premier de fait dans l’histoire, parce que l’homme, défini par sa praxis, ne peut reconnaître sa volonté dans les résultat de ses actes. Tout ce qu’il fait tourne au pire, parce que l’autre lui apparaît comme celui qui va lui prendre sa subsistance dans le milieu de la rareté, de la pénurie. Il exerce donc sur lui, l’ennemi potentiel, une violence préventive. Une « éthique de la bienveillance », une « politique de l’amitié » relèveraient alors du vœu pieux, de l’utopie généreuse mais totalement irréaliste, bref du mensonge humaniste dénoncé dans la première œuvre de Sartre, La Nausée, où, en effet, l’amitié brille par son absence, la solitude étant le lot d’une conscience lucide de l’existence. A cette solitude, Roquentin n’envisage aucune issue, seulement un recours : la littérature. Mais dans la suite de son œuvre, Sartre a dénoncé ce recours comme une illusion mystificatrice. Deise Quintiliano ne cache rien des difficultés que rencontre la pensée sartrienne dans sa tentative de fonder une morale positive qui ne soit pas une « morale d’écrivain pour écrivains ». Elle montre simplement, c’est-à-dire sans sacrifier la compexité de la question mais en évitant de l’embrouiller davantage, que le thème de l’amitié joue un rôle plus grand que Sartre ne l’avait peut-être lui-même perçu dans la dialectique de l’ « agon » et de la fraternité qui donne sa tension à toute son œuvre. Et le pari qu’elle fait, ce pari de femme, qui est le mien aussi, et qui fut celui de Sartre, est que l’humanisation de l’homme passe par une littérature dans laquelle la subjectivité s’assume comme liberté et appel à la liberté de l’autre. Son livre est de ceux qui se recommandent d’eux-mêmes aux lecteurs actifs, et qui se passent fort bien de l’autorisation d’un tiers pour entamer un dialogue amical sur l’amitié.

Michel Contat
Paris, décembre 2002


Compte-rendu:

Leandro Konder
Amitié authentique, franche et exigeante,     in: Journal O Globo                  Traduction D.Q.

Sans jamais renoncer à l’autonomie, Sartre a cultivé une rigoureuse franchise dans le rapport avec ses amis

Sartre: philía e autobiografia, de Deise Quintiliano. DP&A Editora e Faperj, 181 pgs. R$ 25

Les commémorations du centenaire de la naissance de Jean-Paul Sartre, amènent, de nouveau, le penseur français à monter sur la scène de la bataille des idées. Tout indique que ce retour permettra que sa philosophie mérite, encore une fois, l’attention du public et que l’intérêt suscité ne se borne pas à un modisme.

La philosophie de Sartre a une caractéristique qui correspond à une quête qui est peut-être la plus enracinée de la culture contemporaine: l’aspiration de la liberté. Pour le philosophe auteur de L’être et le néant (1943) et de La critique de la raison dialectique (1960) la liberté est inhérente aux hommes, elle appartient à l’essence même de notre conscience.

Qui accepte de sacrifier l’autonomie devient esclave

La liberté existe quand nous exerçons notre pouvoir de choisir, elle existe aussi lorsque par opportunisme, par mauvaise foi ou par n’importe quelle autre motivation, nous renonçons à exercer ce pouvoir. Si dans le rapport avec les autres, l’individu accepte de sacrifier son autonomie, il opte, en effet, pour le chemin de l’esclavage.

Sartre a été souvent accusé d’être un individualiste; sa “philosophie de l’existence” a été considérée par la gauche française un courant de la pensée petite-bourgeoise.

Revisitant maintenant ses textes, Deise Quintiliano réexamine et réevalue quelques-uns des aspects de l’oeuvre de l’un des intellectuels les plus combatifs de notre temps. Avec attention et patience elle se penche sur les essais, les pièces de théâtre, la correspondance, les articles et les subtils souvenirs d’enfance, rassemblés dans les réflexions de “Les Mots”.

De la recherche ressort donc une conception de l’amitié (philía, en grec), que Deise Quintiliano a exhumé de l’oeuvre de Sartre et qu’à certains moments le philosophe aurait peut-être préféré laisser enterrée.

Sartre a essayé de corriger son refus du matérialisme historique de peur que l’attribution d’un sens au mouvement de l’histoire implique un alibi susceptible de rassurer la conscience de criminels amoraux (voir la pièce Les mains sales). Toutefois, dans la Critique de la raison dialectique, le penseur a admis que l’action collective, agglutinant des forces, au moment où elle se mobilisait, en convergence, ajoutait quelque chose au pouvoir de la liberté des individus, en leur attribuant un sens, une rationalité.

Sartre rapproche amitié (philía) de fraternité. Deise Quintiliano attire notre attention sur la différence qui existe entre les deux concepts. La fraternité exprime certaines conditions historiques, cependant, elle peut le faire en constituant des “troupeaux”. L’amitié, telle que Sartre la concevait, était plus exigeante en ce qui concerne les différences. Où l’amitié était authentique, il était permis l’exercice d’une rigoureuse franchise. Et Sartre a poussé cette idée à l’extrême, lorsqu’il a critiqué durement Merleau-Ponty et Camus, perdant l’amitié de tous les deux.

Le livre de Deise Quintiliano décortique le thème, y jetant une nouvelle lumière, démontrant l’importance du problème dans les tensions qui se manifestent dans l’oeuvre de Sartre, si stimulante. Il montre un ensemble d’idées qui étaient injustement oubliées et que maintenant, en fonction des commémorations du centenaire, nous avons l’immense plaisir intellectuel de rediscuter.


Programa do Seminário Sartre FICÇÃO & FILOSOFIA
23 a 26 de agosto de 2005
Organização Flora Süssekind e Izabel Aleixo

Fundação Casa de Rui Barbosa, Centro de Pesquisa, Sala de Cursos
Rua São Clemente, 134 , 22260-000 – Botafogo – RJ

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Deise Quintiliano, Leandro Konder, Clea Góis

23 de agosto (terça-feira)

16h Palestra de abertura

Leandro Konder

17h Mesa de abertura: “Sartre Hoje”

Emir Sader (UERJ/USP) – “Sartre, intelectual insuperável do nosso tempo”.
K. Rosenfield (UFRS) – “Sartre e o trágico moderno”.
Wanderley Guilherme dos Santos (IUPERJ) – “Sartre e o encontro marcado”.
(Mediação: José Almino Alencar – FCRB)

19h Leitura de trechos da Trilogia
Direção: Luiz Arthur Nunes

20h Lançamento de livros de e sobre Sartre

24 de agosto (quarta-feira)

9 às 12h Minicurso Sartre e a Literatura

Prof. Franklin Leopoldo e Silva (USP)

Linhas gerais: Estudo de aspectos da relação entre literatura e filosofia em Sartre, principalmente por via de uma leitura comparada dos livros “A Transcendência do Ego” e “A Náusea” com a finalidade de compreender a elaboração da questão das relações entre existência e contingência; a leitura comparada dos “Caminhos da Liberdade” e de trechos de “O Ser e o Nada” deverá proporcionar a compreensão das relações entre existência e liberdade. Pretende-se também retomar algumas questões relativas à concepção sartriana de literatura, sobretudo no que diz respeito à noção de compromisso histórico.

12h Filme Sartre par lui-même, de Michel Contat

14h Palestra: “Sartre e o problema da consciência”
Ronaldo Lima Lins (UFRJ)

16h Mesa-redonda: “Questões de Literatura”
Edson Rosa da Silva (UFRJ) – “Sartre, qu’est-ce que la littérature?”.
Elisabeth Chaves de Mello (UFF) – “O conceito sartriano de leitura – em liberdade”.
Deise Quintiliano (UERJ) – “A gênese autobiográfica em Jean-Paul Sartre”.
(Mediação: Vera Lins – UFRJ)

18h Mesa-redonda: “Inter-relações”.
Luiz Damon S. Moutinho (UFPR) – “Sujeito e linguagem: o debate entre Sartre e Merleau-Ponty”.
Manuel da Costa Pinto (USP) – “Sartre e Camus”.
Luiz Nazario – (UFMG) “Sartre e Genet”.
(Mediação: Júlio Castañon Guimarães – FCRB)

20h Leitura da peça As moscas
Direção: Moacir Chaves

25 de agosto (quinta-feira)

9 às 12h Minicurso Sartre e a Literatura
Prof. Franklin Leopoldo e Silva (USP)

12h Exibição do vídeo “Em busca de Heidegger e Sartre”, de Paulo Perdigão.

14h Palestra: “Sartre e a ética”
Franklin Leopoldo e Silva (USP)

16h Mesa-redonda: “Sartre crítico: Leituras”
Verónica Galíndez Jorge (USP) – “Sartre e Flaubert”
Marcelo Jacques (UFRJ) – “Sartre e Baudelaire”
Paula Glenadel (UFF) – “Mallarmé, entre a parte maldita e a classe ressentida”.
Camila Salles Gonçalves (Sedes Sapientia, SP) – “Freud e Sartre”.
(Mediação: Rachel Teixeira Valença – FCRB)

18h Mesa-redonda: “Sartre e o teatro”

Lídia Fachin (UNESP) – “Os recursos da teatralidade em Entre quatro paredes de Sartre”.
Victor Hugo Adler Pereira (UERJ) – “Sartre e Dürrenmatt”
Flora Süssekind (Unirio/FCRB) – “Nota sobre Nekrassov”
(Mediação: Antonio Herculano Lopes – FCRB)

20h Leitura da peça Entre quatro paredes

Direção de Camila Amado

26 de agosto (sexta-feira)

9 às 12h Minicurso Sartre e a Literatura
Prof. Franklin Leopoldo e Silva (USP)

12h Filme-entrevista de Sartre à TV canadense

14h Palestra

Fernando Henrique Cardoso

16h Mesa-redonda: “Sartre no Brasil”
Luís Antônio Contatori Romano (UNICAMP) – “A passagem de Sartre pelo Brasil”.
Rosângela Patriota (Univ. Federal de Uberlândia) – “História – Cena – Dramaturgia: Sartre e o Teatro Brasileiro”.
(Mediação: Rosa Maria Araújo – FCRB)

18h – Mesa-redonda: “Escrita e Experiência”
Eneida Maria de Souza (UFMG) – “A traição autobiográfica”.
Cléa Góis (UERJ) – “Freud e Sartre: Psicanálise e Psicanálise Existencial”.
Cristina Diniz Mendonça (USP) – “Os ‘anos Sartre’: Filosofia, Romance e Resistência”.
(Mediação: Tânia Dias – FCRB)

20h – Performance Despedida a Sartre

Direção de Gilberto Gawronski

OBS. As inscrições para o minicurso “Sartre e a Literatura”, no valor de R$50,00, estão abertas a partir de 1º de agosto no Centro de Pesquisa, no horário de 10 às 17 horas. A participação no seminário é gratuita e não requer inscrição.


Deise Quintiliano est Professeur de Littérature Française à l’Université de l’Etat de Rio de Janeiro. Docteur ès Lettres Néolatines à l’Université Fédérale de Rio/ EHESS de Paris. Auteur de plusieurs articles et chapitres consacrés à la critique littéraire française (et francophone), italienne, portugaise et brésilienne contemporaines et notamment à la littérature sartrienne, publiés dans des
revues de circulation nationale et internationale:

Sartre: La rhétorique de l’épitaphe ou le mot comme cercueil”dans le volume Jean-Paul Sartre, Violence et Éthique, de la Revue Sens Public, sous direction de Gérard de Wormser, Lyon, (2005)

Les Mots: l’aveu silencieux de Sartre
, Revue Rencontres du Departement de Français de l’Université Catholique de São Paulo (2004)

La construction métaphorique dans la dramaturgie sartrienne
, Revue Ipotese de l’Université Fédérale de Juiz de Fora (2001)

Le théâtre comparé: Sartre lecteur des classiques
“, Revue Aletria d’ Etudes de la Littérature de l’Université Fédérale de Minas Gerais (2000)

Le double singulier: l’inscription du tragique chez Tahar Ben Jelloun
, Revue Gragoatá de l’Institut de Lettres de l’Université Fédérale Fluminense (1999).

La “double inclusion du féminin”: une perspective sartrienne de l’amitié
Deise Quintiliano UERJ (Université de l’Etat de Rio de Janeiro).
auf der Website Gruppo di Studi Sartriani, Rom

Le naturalisme flaubertien: la vie comme oeuvre d’art
Vortrag beim 13ème Colloque International: Émile Zola et le Naturalisme
10ème Festival International du Cinéma Naturaliste, 25-28 mai 2004
Universidade Federal do Rio de Janeiro (UFRJ)

[Sartre : La rhétorique de l’épitaphe ou le mot comme cercueil]
in: [Sens] [Public] 03

L’aube d’une rencontre, in: Pouroui Sartre?

Symposium interdisciplinaire Jean-Paul Sartre
18-21 juillet 2004


| 22.-24. November 2005 | 4.-9. Oktober 2005 Sao Paulo | Jornada Sartriana : 16.November 2004 |


Journée Sartrienne à l’ Université de l’Etat
de Rio de Janeiro”, le 16/11/2004
Institut des Lettres Ankündigung

 

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