Neuerscheinung: Études rétiviennes, n°57, décembre 2025

Nicolas Edme Rétif de la Bretonne (1734-1806) Sur www.france-blog.info :
> Découvrir Rétif de la Bretonne – un entretien avec Pierre Testud> Soirée littéraire II: Rétif de la Bretonne – dimanche, 14 février 2021 – 19 h – mit Laurent Loty
Le magazine de la > Société Rétif de la Bretonne (n° 57, décembre 2025) vient de paraître. Il contient les actes du colloque international Rétif et l’épistolaire, qui s’est tenu les 20 et 21 mars 2025 à l’université Paul Valéry de Montpellier.
Nicolas Edme Rétif de la Bretonne (1734-1806) est un écrivain très particulier de la fin de l’Ancien Régime et de la Révolution : sa bibliographie comprend 48 ouvrages totalisant environ 65 000 pages.
Il s’agit d’une œuvre d’inspiration autobiographique qui utilise à la fois la mémoire et l’imaginaire dans des œuvres étonnantes : autobiographie narrative (Monsieur Nicolas), mais aussi autobiographie dramatique (Le Drame de La Vie), journal intime et un très grand nombre de récits. Fils d’un paysan bourguignon, il est devenu écrivain après avoir suivi une formation dans une imprimerie et a utilisé ses œuvres pour créer son propre mythe. L’immense diversité de ses œuvres ne peut être comparée, ne serait-ce qu’en raison de leur volume, qu’à celle d’Honoré de Balzac (selon Laurent Loty).
Le numéro qui vient de paraître > Société Rétif de la Bretonne (n° 57, décembre 2025) rend compte du colloque organisé à Montpellier pour rendre hommage à la correspondance de Rétif de la Bretonne publiée par Pierre Testud : Rétif de la Bretonne, Correspondance, éditée par Pierre Testud, Paris, Honoré Champion, 2021.
Il est vraiment remarquable de voir à quel point cette nouvelle édition des Études rétiviennes reflète l’impressionnante diversité des œuvres de Rétif de la Bretonne. Tous ceux qui s’intéressent au genre du roman épistolaire trouveront ici de précieuses indications sur la manière dont Rétif a créé sa propre esthétique de l’art épistolaire. Il utilise les lettres à des fins très diverses, non seulement pour correspondre, mais aussi pour étayer des faits et préciser des sentiments. De nombreux auteurs montrent ici comment Rétif a utilisé les lettres pour donner une structure narrative à ses romans et nouvelles.
Dans sa contribution intitulée « La correspondance de Rétif de la Bretonne : une source pour l’histoire du livre et l’imprimerie », Linda Gil (Université Paul-Valéry, Montpellier, IRCL, Institut Universitaire de France) souligne l’importance de la correspondance de Rétif pour son œuvre. Ses lettres permettent également de retracer ses relations avec les imprimeries dans lesquelles il a travaillé successivement jusqu’à ses débuts en tant qu’écrivain et bien au-delà. Elle mentionne également ses illustres correspondants, tels que Grimod de la Reynière (1758-1837). Sa connaissance de Beaumarchais (1732-1799) est documentée par de nombreuses lettres. Grâce à ses connaissances approfondies, Pierre Testud apporte un éclairage tout particulier sur la correspondance entre Rétif et Grimod de la Reynière, jusqu’à ce que les circonstances politiques finissent par provoquer leur rupture. Magali Fournaud (Université de Bordeaux) présente « Les Posthumes de Rétif de la Bretonne ou « lettres-Beauharnais » : une érotique de la littérature », une contribution qui analyse la correspondance entre Rétif de la Bretonne et Fanny de Beauharnais (1737-1813). Elle compare les lettres des deux auteurs et montre comment ils les utilisent dans leurs œuvres : « comment ces deux auteurs utilisent la fiction épistolaire comme un espace fantasmatique… » (p. 53).
Les Contemporaines de Rétif est le titre d’un recueil de 272 nouvelles et 444 autres récits courts répartis en 42 volumes. Claude Klein (CERIEL Université de Strasbourg) a évalué « L’ethos de l’épistolier dans les lettres des Contemporaines », notamment sous l’angle de l’autobiographie, sur la base de la correspondance de Rétif.
István Cseppentő (Université ELTE, Budapest) décrit la technique utilisée par Rétif consistant à utiliser des lettres dans ses œuvres et également comme citations dans des lettres, en particulier dans Le Paysan perverti (publié pour la première fois en 1775). Yuki Ishida (Université de Kobe) a présenté un exposé sur « La morale conjugale et la persuasion épistolaire dans Le Quadragénaire ». Publié en 1777, le roman épistolaire « Le Quadragénaire ou l’homme de 40 ans » est pour Rétif l’occasion d’examiner le mariage sous tous ses aspects.
Claude Jaecklé Plunian a relu l’utopie théâtrale Le Mimographe (1770), un an après Le Pornographe, et explique comment Rétif y observe avec précision l’évolution d’une société qui commence à se libérer de la domination de la religion. Francois le Borgne (Université Clermont-Auvergne) revient sur Le Paysan perverti (1782), qui contient un recueil de 287 lettres. Malgré la « polyphonie épistolaire » (p. 133), elle montre avec quel soin Rétif a construit ce roman, que Pierre Testud considérait déjà comme le plus réussi de Rétif.
Didier Gambert explique « L’humeur révolutionnaire de César de Malacca singe encyclopéiste : une lecture de la Lettre d’un singe de Rétif de la Bretonne ». S’agit-il vraiment d’une lettre ? Le genre de ce texte ne semble pas tout à fait certain. Mais en tout état de cause, ce texte est une contribution importante aux Lumières et prouve que Rétif n’est pas, à tort, considéré comme l’un des principaux représentants de ce mouvement : « César-singe expose ce que tout adepte des Lumières et des Lumières clandestines ou radicales sait depuis longtemps : la religion aliène les hommes… » (p. 143). Nicolas Brucker (Université de Lorraine, Écritures, Metz) explique comment la correspondance de Rétif et son esthétique sont évaluées dans les universités.
Comme d’habitude, Pierre Testud explique ensuite les mots « Amatrice », « Caffétiste » et « Effet´ ». La liste des mots de Rétif est ainsi complétée. Suit ensuite une communication également de Pierre Testud, qui a réussi à identifier « Du Hemeauneuf », un personnage de Monsieur Nicolas. Après le procès-verbal de l’assemblée générale du 14 juin 2025, deux rapports sur le 40e anniversaire de la Société Rétif de la Bretonne, qui s’est déroulé à Sacy, sont présentés. Pierre Testud apporte des compléments d’information sur la ferme de La Bretonne. Puis vient une contribution de Laurent Loty (CELLF, CNRS-Sorbonne-Univerité) : « Mettre le Hibou en lumière. Des œuvres complètes de Rétif de la Bretone (1734-18906) aux livres de poche, et d’une diffusion multimédia à une Maison Rétif et une commémoration en 20234 », qui propose un programme détaillé pour la Société Rétif de la Bretonne pour les 10 prochaines années.
Pour de bonnes raisons : « Or Retif de la Bretonne est à la fois l’un des écrivains et philosophes les plus importants de son époque et l’un des plus marginaux, un auteur nocturne, un écrivain sauvage. » (p. 222) Voir aussi > Etudier la Lettre d’un singe – site web de la Société Rétif de la Bretonne.
Une « Chronique de bibliophilie rétivienne » de Jean-Michel Andrault complète cette revue.
À la fin, on trouve l’appel à communications pour le prochain colloque à Toulouse du 11 au 13 mars 2027 : Call for papers : L’univers sonore de Rétif de La Bretonne
Les anciens numéros de la revue de la Société Rétif de la Bretonne sont disponibles sur le serveur de la Bibliothèque nationale de France à Paris : > https://gallica. bnf.fr/ark:/12148/cb34372185v/date&rk=42918;4 1985-2021. 37 années disponibles – 53 numéros.
Die Zeitschrift der > Société Rétif de la Bretonne (n°57, décembre 2025) ist gerade erschienen. Sie enthält die Vorträge des internationalen Kolloquiums Rétif et l’épistolaire, das am 20. und 21. März 2025 in der Universität Paul Valéry in Montpellier stattgefunden hat.
Nicolas Edme Rétif de la Bretonne (1734-1806) ist eine ganz besonderer Schriftsteller am Ende des Ancien Régimes und während der Revolution: Sein Schriftenverzeichnis umfasst 48 Werke mit rund 65.000 Seiten.
Es handelt sich um ein autobiografisch inspiriertes Werk, das sowohl die Erinnerung als auch die Fantasie in erstaunlichen Werken nutzt: narrative Autobiografie (Monsieur Nicolas), aber auch dramatische Autobiografie (Le Drame de La Vie), Tagebuch und eine sehr große Zahl von Erzählungen. Der Sohn eines burgundischen Bauern kam über die Ausbildung in einer Druckerei zur Literatur und nutzte seine Werke, um seinen eigenen Mythos zu erschaffen. Die ungeheure Vielfalt seiner Werke lässt sich nicht nur wegen seines Umfangs nur mit dem von Honoré de Balzac (so Laurent Loty) vergleichen.
Die nun erschienene Ausgabe > Société Rétif de la Bretonne (n°57, décembre 2025) berichtet von dem Kolloquium in Montpellier, mit dem die von Pierre Testud herausgebene Korrepondenz von Rétif de la Bretonne gewürdigt wurde: Rétif de la Bretonne, Correspondance, édité par Pierre Testud, Paris, Honoré Champion, 2021, gewürdigt wurde.
Es ist wirklich bemerkenswert, wie diese neue Ausgabe der Études rétiviennes die beeindruckende Vielfalt der Werke von Rétif de la Bretonne wiedergibt. Alle die sich für das Genre des Briefromans interessieren, bekommen hier wertvolle Hinweise darauf, inwiefern, Rétif sich hier eine eigene Ästhetik der Briefkunst geschaffen hat. Er nutzt die Briefe zu vielen verschiedenen Zwecken, keineswegs nur für die Korrespondenz auch um Fakten zu belegen und Gefühle zu präzisieren. Viele der Autoren zeigen hier, wie Rétif Briefe genutzt hat, um seinen Romanen und Novellen eine Handlungsstruktur zu geben.
Linda Gil (Université Paul-Valéry, Montpellier, IRCL, Institut Universitaire de France) situiert mit ihrem Betrag La correspondance de Rétif de la Bretonne : une source pour l’histoire du livre et l’imprimerie die große Bedeutung der Korrespondenz von Rétif auch für sein eigenes Werk. Außerdem kann mit seinen Briefen auch sein Verhältnis zu den Druckereien, in denen er nacheinander tätig war bis zu seinen Anfängen als Schriftsteller und natürlich weit darüber hinaus verfolgt werden. Sie erwähnt auch seine illustren Korrespondenzpartner wie Grimod de la Reynière (1758–1837). Seine Bekanntschaft mit Beaumarchais (1732-1799) wird durch viele Briefe dokumentiert. Pierre Testud vermittelt mit seinem umfangreichen Wissen ganz besondere Einblicke in die Korrespondenz zwischen Rétif und Grimod de la Reynière bis schließlich die politischen Umstände zum Bruch zwischen beiden führten. Magali Fournaud (Université de Bordeaux) stellt „Les Posthumes de Rétif de la Bretonne ou « lettres-Beauharnais » : une érotique de la littérature“ vor, ein Beitrag der die Korrespondenz zwischen Rétif de a Bretonne und Fanny de Beauharnais (1737-1813) analysiert. Sie vergleicht die Briefe der beiden Autoren und zeigt, wie sie die Briefe in ihren Werken verwenden: „comment ces deux auteurs utilisent la fiction épistolaire somme un espace fantasmatique..:“ (p. 53).
Les Contemporaines von Rétif ist der Titel einer Sammlung von 272 Novellen und weiteren 444 kurzen Geschichten in 42 Bänden. Claude Klein (CERIEL Université de Strasbourg) hat „L’ethos de l’épistolier dans les lettres des Contemporaines vor allem auch unter dem Aspekt der Auotbiographie auf der Grundlage der Korrespondenz von Rétif bewertet. István Cseppentő (Université ELTE, Budapest) beschreibt Rétifs Technik, Briefe in Werken und auch als Zitate in Briefen zu verwenden besonders n Le Paysan perverti (zuerst 1775 erschienen). Yuki Ishida (Université de Kobé) berichtete über die „Morale conjugale et persuasion épistolaire dans Le Quadragénaire. Der 1777 erschienene Briefroman „Le Quadragénaire ou l’homme de 40 ans“, ist für Rétif eine Gelegenheit, die Ehe unter allen Aspekten zu untersuchen.
Claude Jaecklé Plunian hat die die theatralische Utopie Le Mimographe (1770), ein Jahr nach Le Pornographe, wiedergelesen und erklärt, wie Rétif hier ganz präzise die Entwicklung der Gesellschaft beobachtet, die sich von der Übermacht der Religion zu befreien beginnt. Francois le Borgne (Université Clermont-Auvergne) kommt nochmal auf Le Paysan perverti (1782) zurück, der eine Sammlung von 287 Briefen enthält. Trotz der „polyphonie epistolaire“ (p. 133) kann sie zeigen, mit welcher Sorgfalt, Rétif diesen Roman konstruiert hat, von dem schon Pierre Testud sagte, er sei der gelungenste Roman von Rétif.
Didier Gambert erläutert „L’humeur révolutionnaire de César de Malacca singe encyclopéiste : une lecture de la Lettre d’un singe de Rétif de la Bretonne.“ Handelt es sich wirklich um einen Brief? Das Genre dieses Textes scheint nicht ganz sicher zu sein. Aber in jedem Falle ist dieser Text ein wichtiger Beitrag zur Aufklärung und belegt, dass Rétif ganz zu Unrecht nicht in der ersten Reihe der Aufklärer gesehen wird: „César-singe expose ce tiut adept des Lumières et des Lumières clandestines ou radicales sait depuis longtemps : la religion aliène les hommes…“ (S. 143). Nicolas Brucker (Université de Lorraine, Écritures, Metz) referiert, wie in den Univeritäten die Korrespondenz von Rétif und ihre Ästhetik beurteilt wird.
Wie üblich erläutert dann noch Pierre Testud das Wort „Amatrice“, „Caffétiste“ und „Effet“. Damit wird die > Liste der Wörter von Rétif ergänzt. Dann folgt eine Mitteilung ebenfalls von Pierre Testud, dem es gelungen ist „Du Hemeauneuf“, eine Person aus Monsieur Nicolas, zu identifizieren. Nach dem Protokoll der Mitgliederversammlung vom 14. Juni 2025 folgen noch zwei Berichte über den 40. Geburtstag der Société Rétif de la Bretonne, die in Sacy stattfand. Pierre Testud trägt noch Ergänzungen zum Hof von La Bretonne vor. Und dann folgt ein Beitrag von Laurent Loty (CELLF, CNRS-Sorbonne-Univerité): „Mettre le Hibou en lumière. Des œuvres complètes de Rétif de la Bretone ( 1734-18906 aux livres de poche, et d’une diffusion multimédia à une Maison Rétif et une commémoration en 20234,“ der ein ausführliches Programm für die Soicété Rétif de la Bretonne für die nächsten 10 Jahre vorschlägt. Aus guten Gründen: „Or Retif de la Bretonne est à la fois l’un des plus importants écrivons-philosophes de son temps, et l’un des plus marginaux, un auteur nocturne, un écrivain sauvage.“ (S. 222) Siehe auch > Etudier la Lettre d’un singe – site de la Société Rétif de la Bretonne.
Eine „Chroique d ebibliophilie rétivienne“ von Jean-Michel Andrault ergänzt diese Zeitschrift.
Am Schluss steht der Aufruf für das nächste Kolloqium in Toulouse vom 11.-13.März 2027: Call for papers : L’univers sonore de Rétif de La Bretonne
Fühere Ausgaben der Zeitschrift der Société Rétif de la Bretonne sind auf dem Server der Nationalbibliothek in Paris erhältlich: > https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34372185v/date&rk=42918;4 1985-2021. 37 années disponibles – 53 numéros.
Kaiser, Reinhard
Der französische Dichter Nicolas Rétif de la Bretonne und sein ungekanntes Meisterwerk – Podcast 53 Minuten
wwaw.hr2.de/podcasts/dokumentation-reportage/der-franzoesische-dichter-nicolas-retif-de-la-bretonne-und-sein-ungekanntes-meisterwerk,podcast-episode-139020.html










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