Rezension: Arts du montage et de l’assemblage
Le volume > Arts du montage et de l’assemblage, publié par Dominique Berthet, rassemble quatorze textes issus d’un colloque consacré au thème « Montage et assemblage dans l’art ». Ces concepts s’opposent à l’art et à l’esthétique classiques, car ils rompent avec les conceptions traditionnelles. Ils s’inscrivent dans la modernité artistique et sont donc particulièrement répandus dans l’art contemporain. Le terme montage a été développé au début du XXe siècle par des théoriciens du cinéma soviétiques, notamment Lev Koulesshov.
À l’origine, ce terme provenait du cinéma, mais il est également utilisé dans d’autres formes d’art telles que la peinture, l’architecture et la littérature. En effet, le montage et l’assemblage sont présents dans de nombreuses cultures. Ces pratiques permettent de relier entre eux des éléments disparates, créant ainsi de nouvelles relations entre eux. Il en résulte souvent des œuvres d’art inhabituelles et surprenantes qui repoussent les limites de l’art.
Dans leurs contributions, Dominique Chateau, Bruno Péquignot et Yohann Guglielmetti abordent le cinéma et les différents processus du montage. La contribution de Bruno Péquignot porte sur « Godard, dialectique du cinéma » et examine la signification du montage dans l’univers conceptuel de Godard : « Le montage est la révélation de l’inconnu à travers la mise en scène qu’il transcende d’une certaine manière. La beauté émerge de cet imprévu par la mise en scène que le montage révèle en faisant apparaître sous l’évidence un secret, ou un inconnu, comme le mathématicien qui résout une équation. » (p. 236) Yohann Guglielmetti examine l’importance de la musique de film et se demande si de la musique déjà produite est utilisée pour le film.
Pierre Juhasz et Richard Conte présentent dans leurs contributions une « Poïétique du montage et de l’assemblage ». Juhasz examine « Memento Fuit hic III », une installation qu’il a présentée à l’occasion de l’exposition « Enfermement », du 11 avril au 7 octobre 2019, au Musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis, Musée Paul Élaurd, à travers plusieurs projections vidéo : illustrations, p. 71 et suivantes. Cf. > Interview : Michel Sicard parle de l’exposition « Enfermement ».
Richard Conte présente l’une de ses peintures de 1990, qu’il a réalisée en collaboration avec le peintre Mohand Saci : « Ce tableau est d’abord une danse avec le support. » (p. 77) Avec de nombreuses illustrations. Il note également un principe fondamental : « Notons qu’en général, la peinture s’assemble par couches, par oblitérations successives. »
(p. 87) Il distingue ensuite la peinture du dessin, où les zones de couleur existent séparément les unes des autres. À partir de cette opposition, il élabore une description des animaux fabuleux présentés dans son article. Il est remarquable de voir comment il explique ici la construction de l’image, que le spectateur peut facilement comprendre.
Dans la troisième partie, « Montage, assemblage dans les arts plastiques », Dominique Berthet qualifie son essai sur « Monate et assemblage » d’« une esthétique de la rencontre ». Il parvient ici à définir le fragment : « le montage est un assemblage de fragments autonomes ». C’est tout à fait essentiel pour pouvoir saisir la signification de Monate. Mais ce concept revêt également un caractère ambigu. Certes, il s’agit d’une partie, d’un morceau, d’un fragment, mais aussi d’une partie de quelque chose de nouveau. C’est cette évolution de l’autonomie qui intéresse Berthet à juste titre. « Assemblage et rencontre » mènent, ne serait-ce qu’en raison de la diversité ainsi générée, vers un monde inconnu, vers quelque chose de nouveau.
Lise Brossard rend compte de Art of Assemblage, une exposition de 1960, et Hugues Henri s’exprime sur le montage en architecture et renvoie à sa contribution dans Recherches en Esthétique, n° 14, « Le fragment ». Sophie Bourly-Goussot présente la version imprimée du livre d’artiste de H. N. Werkman et la qualifie de forme de résistance. D’autres contributions de Sophie Bourly, Olivia Berthon, Martine Potoczny, Sophie Ravion D’Ingianni et Frédéric Lefrançois explorent d’autres domaines d’application des collages et montrent, à l’instar de Mathilde Bonnet, la création de « nouvelles réalités ».
Cet ouvrage surprend par la multitude d’interprétations différentes à travers des collages et des montages, dont les principes esthétiques montrent ici comment des artistes très différents apportent des contributions importantes au développement de l’art moderne. « Avec ces procédés, l’art rompt avec la nécessité de représenter le réel », avait écrit Berthet dans son introduction. Picasso, selon Berthet, ne reproduisait plus le réel en tant qu’artiste, mais le présentait à travers une nouvelle composition de fragments. Cette description est aujourd’hui tout aussi moderne, comme le démontre avec force le présent ouvrage.
L’éditeur de cet ouvrage Dominique Berthet est professeur d’esthétique et de philosophie de l’art à l’Université des Antilles. Fondateur et directeur du CEREAP. Fondateur et directeur de la revue Recherches en Esthétique. Membre du CRILLASH (Université des Antilles). Il est également critique d’art (membre de l’AICA-France) et commissaire d’exposition. Auteur de nombreux ouvrages et articles sur l’esthétique, l’art et la critique d’art.
Der Band > Arts du montage et de l’assemblage, den Dominique Berthet herausgegeben hat, vereint vierzehn Texte aus einem Kolloquium, das sich mit dem Thema „Montage und Assemblage in der Kunst“ beschäftigt. Diese Begriffe stehen im Gegensatz zur klassischen Kunst und Ästhetik, da sie mit traditionellen Vorstellungen brechen. Sie gehören zur künstlerischen Moderne und sind deshalb besonders in der zeitgenössischen Kunst stark verbreitet. Der Begriff Montage wurde Anfang des 20. Jahrhunderts von sowjetischen Filmtheoretikern entwickelt, insbesondere von Lev Kuleschow.
Ursprünglich stammte der Begriff aus dem Film, aber er wird auch in anderen Kunstformen wie Malerei, Architektur und Literatur angewendet. Tatsächlich kommen Montage und Assemblage in vielen Kulturen vor. Durch diese Praktiken werden unterschiedliche Elemente miteinander verbunden, und es entstehen neue Beziehungen zwischen ihnen. Das Ergebnis sind oft ungewöhnliche und überraschende Kunstwerke, die die Grenzen der Kunst erweitern.
Dominique Chateau, Bruno Péquignot und Yohann Guglielmetti behandeln in ihren Beiträgen das Kino und die verschiedenen Prozesse der Montage. Der Beitrag von Bruno Péquignont beschäftigt sich mit „Godard, dialetique du cinéma“ und untersucht die Bedeutung der Montage in der Vorstellungswelt von Godard: „Le montage est la révélation de l’inconnu à travers la mise en scène que d’une certaine manière il transcende. La beauté émerge de cet imprévu par la mise en scène que le montage révèle en faisant apparaître sous l’évidence un secret, ou un inconnu comme le mathématicien qui résout une équation.“ (p. 236) Yohann Guglielmetti untersucht die Bedeutung der Filmmusik und der Frage, ob bereits produzierte Musik für den Film verwendet wird.
Pierre Juhasz und Richard Conte zeigen in ihren Beiträgen eine „Poïétique du montage et de l’assemblage“. Juhasz untersucht „Memento Fuit hic III“, eine Installation, die er mit mit mehreren Videoprojektionen anlässlich der Ausstellung „Enfermement“ vom 11. April bis 7. Oktober 2019 Im Musée d’Art et d’Histoire von Saint-Denis, Musée Paul ÉLaurd gezeigt hat: Abbildungen, S. 71 ff. Cf. > Nachgefragt: Michel Sicard parle de l’exposition „Enfermement“.
Richard Conte stellt eines seiner Gemälde von 1990 vor, das er zusammen mit dem Maler Mohand Saci angefertigt hat: „Ce tableau est d’abod une danse avec le subjectile.“ (S. 77) Mit vielen Abbildungen. Er notiert auch ganz Grundsätzliches: „Notons qu’en général, la peinture s’assemble par couches, par oblitérations sucessives.“ (S. 87) Und er unterscheidet dann zwischen Gemälde und Zeichnung, wo die Farbbereiche getrennt voneinander existieren. Aus dieser Gegenüberstellung entwickelt er eine Beschreibung, der in seinem Artikel gezeigten Fabeltiere. Bemerkenswert, wie er hier den Aufbau des Bildes erklärt, die der Betrachter leicht nachvollziehen kann.
Im dritten Teil „Montage, assemblage dans les arts plastiques“ nennt Dominique Berthet seinen Aufsatz über „Monate et assemblage“ „une esthéthétique de la rencontre“. Ihm gelingt hier eine Bestimmung des Fragments: „le montage est un assemblage de fragments autonomes“. Das ist ganz wesentlich, um die Bedeutung von Monaten überhaupt erst einmal erfassen zu können. Aber es hat auch eine zweideutigen Charakter. Zwar ist es ein Teil, ein Stück, ein Splitter, aber auch wieder ein Teil von etwas Neuem. Es ist diese Entwicklung der Autonomie, für die Berthet sich hier ganz zu recht interessiert. „Assemblage et rencontre“ führen schon aufgrund der dadurch erzeugten Vielfalt zu einer unbekannten Welt, eben zu etwas Neuem.
Lise Brossard berichtet über Art of Assemblage, eine Ausstellung im Jahr 1960 und Hugues Henri äußert sich über die Montage in der Architektur und verweist auf seinen Beitrag in Recherches en Esthéque,n° 14, „Le fragment“. Sophie Bourly-Goussot stellt die gedruckt Form des Künstlerbchs von H. N. Werkman vor und nennt es eine Art des Widerstands. Weitere Beiträge von Sophie Bourly, Olivia Berthon, Martine Potoczny, Sophie Ravion D’Ingianni, Frédéric Lefrançois untersuchen weitere Anwendungsbereiche der Collagen und zeigen wie Mathilde Bonnet die Herstellung „neuer Realitäten“.
Der Band überrascht mit einer Vielzahl verschiedener Interpretationen durch Collagen und Montagen, deren ästhetische Grundsätze hier zeigen, wie ganz unterschiedliche Künstler wichtige Beiträge zur Entwicklung der modernen Kunst leisten. Die Kunst bricht mit diesen Verfahren mit der Notwendigkeit das Reale darzustellen, hatte Berthet in seiner Einleitung geschrieben. Picasso, so Berthet, gab als Künstler nicht mehr das Reale wieder, sondern präsentierte das Reale mit einer neuen Zusammenstellung von Fragmenten. Diese Beschreibung ist heute noch genauso modern, wie der vorliegende Band dies nachdrücklich nachweist.
Der Herausgeber dieses Bandes Dominique Berthet ist Professor für Ästhetik und Kunstphilosophie an der Universität der Antillen. Gründer und Leiter des CEREAP. Gründer und Herausgeber der Zeitschrift Recherches en Esthétique. Mitglied des CRILLASH (Universität der Antillen). Er ist zudem Kunstkritiker (Mitglied der AICA-France) und Ausstellungskurator. Autor zahlreicher Bücher und Artikel über Ästhetik, Kunst und Kunstkritik.
Dominique Berthet (Hrsg.)
Arts du montage et de l’assemblage
Collection: Arts et esthétique
Pointe à Pitre, Presse Universitaires des Antilles, 2025
204 Seiten
ISBN: 9782488234160
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